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Les marques à l’épreuve de la biodiversité : tour d’horizon des bonnes pratiques

37 480 : c’est le nombre d’espèces classées « menacées » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature en 2021. Lorsqu’une espèce s’éteint, c’est tout un écosystème qui se déséquilibre. Cet écosystème, c’est ce qu’on appelle la biodiversité.

La biodiversité c’est tout le tissu vivant de notre planète, ce sont toutes les relations tissées entre les êtres vivants et leur milieu de vie, et c’est avant tout une histoire de rythme et de synchronisation naturels … forcément perturbés par l’intensité de l’activité humaine et le réchauffement climatique.

Pas étonnant, donc, que l’environnement fasse partie des 3 préoccupations les plus importantes des Français aux côtés de la santé publique et de l’emploi. Et quand les consommateurs sont aussi préoccupés par un sujet, les marques se doivent d’apporter des réponses.

Du Storytelling au Storydoing !

Depuis plusieurs années, de nombreuses marques communiquent sur leurs engagements pour réduire leur impact sur la biodiversité grâce à la sélection de matières premières plus responsables, un sourcing plus durable ou encore un packaging mieux conçu. Et ça tombe bien, car 90% des consommateurs européens attendent des marques qu’elles s’engagent pour l’environnement. 

Pourtant, chez les plus jeunes consommateurs, la satisfaction n’est pas au rendez-vous : seuls 28% de la GenZ (1995-2010) pensent que l’impact positif des marques est suffisant.
« Peut mieux faire » donc … mais pas n’importe comment ! Fini le temps où les marques pouvaient « greenwasher » tranquillement, sans que les consommateurs ne s’en aperçoivent : côté GenZ, ils ne sont que 44% à croire aux actions d’une marque si elles sont mises en avant dans une publicité.
Pour convaincre leurs plus jeunes consommateurs sur leur engagement en faveur de la biodiversité, les marques sont donc prévenues : il leur faudra des convictions et surtout de l’action.

La mode et l’alimentaire dans le viseur.

2 grands secteurs sont notamment pointés du doigt pour leur impact sur la biodiversité : la mode et l’alimentaire.

Du côté de la mode – 2ème secteur le plus polluant au monde, responsable d’émanations et de rejets toxiques notamment dans les sols et les eaux, catastrophiques pour la biodiversité – une prise de conscience des consommateurs a lieu : c’est ainsi que, en quelques années, la seconde main est devenue monnaie courante et que la fast fashion, autrefois adorée, est désormais largement décriée et tente de se réinventer.

Qu’en est-il dans nos assiettes ? Le secteur agricole représente 15% du total mondial des gaz à effet de serre. Souvent associée à la déforestation massive, qui diminue drastiquement le nombre d’arbres et détruit des écosystèmes entiers, l’industrie agroalimentaire (et les marques qui en sont les ambassadrices) sont régulièrement pointées du doigt pour leur manque de conscience écologique.

 

Focus sur les marques Food : quelques bonnes pratiques.

Les marques activent plusieurs leviers pour réduire leur impact sur l’écologie : les recettes produits et le packaging en sont 2 importants.

Côté packaging, la marque Smarties a dit au revoir à ses emballages plastiques et devient la première marque internationale de confiserie à proposer des emballages en papier recyclable. Cette initiative est une illustration concrète de l’engagement du Groupe Nestlé à rendre 100% de ses emballages recyclables ou réutilisables d’ici 2025. Nestlé fait donc le choix d’un système circulaire (réemploi des matières premières) plutôt qu’un système linéaire (usage unique), favorisant ainsi la biodiversité.

Une deuxième piste est le sourcing de matières premières responsables pour fabriquer le packaging. C’est par exemple le cas de Carte D’Or, qui propose depuis 2020 un nouveau bac en carton recyclable, composé de carton certifié PEFC, issu de forêts gérées durablement. Cette certification assure le respect et maintien de la biodiversité, des eaux et des sols, ainsi que le renouvellement naturel de la forêt. De quoi limiter les perturbations de l’écosystème naturel en place.

Du côté des recettes, la grande gagnante est la suppression de l’huile de palme, connue pour son impact négatif sur la santé ainsi que l’environnement avec d’importantes déforestations pour sa culture. Les pesticides sont également pointés du doigt ; et à ce sujet les marques sont passées à la vitesse supérieure en faisant usage de mention comme « sans résidus de pesticides », à l’image de Bonduelle, ou le label « Zéro résidus de pesticides ». Ce dernier poursuit sa percée depuis son lancement en 2018 par le collectif Nouveaux Champs : composé de 8 membres au départ, il compte désormais plus de 200 références alimentaires labellisées et 600 producteurs engagés.

Jordans: 35 ans d’actions pour la biodiversité

Jordans, acteur incontournable du petit déjeuner des Français, investit dans une agriculture plus durable favorisant la biodiversité : chacun de ses agriculteurs partenaires alloue près de 10% de ses terres au libre développement de la faune et de la flore sauvage, avec un soin tout particulier apporté aux abeilles et autres insectes pollinisateurs indispensables à l’écosystème. C’est au total une surface de 18 000Ha, soit l’équivalent de la ville de Grenoble, que les agriculteurs partenaires de la marque allouent à la biodiversité. C’est ainsi que la marque arbore fièrement son panneau « 35ans d’actions pour la biodiversité » dans sa nouvelle identité packaging.

En bref, depuis quelques années, il y a eu une réelle prise de conscience aussi bien de la part des consommateurs mais également des marques sur l’importance de préserver la biodiversité. De nombreuses marques essaient de plus en plus de tendre vers une démarche plus responsable afin de réduire leur impact, et souhaitent ensuite véhiculer leurs engagements auprès de consommateurs de plus en plus soucieux sur l’avenir écologique.